Une adresse générale ne suffit pas pour préparer un trajet vers le CHU Dijon-Bourgogne. Le site François-Mitterrand réunit plusieurs bâtiments, halls, entrées et circuits distincts. Le plan officiel 2025 associe les services à des entrées numérotées et distingue notamment les accès des urgences, du parking et des halls. La première information utile n’est donc pas le motif médical : c’est le site, le bâtiment, le service et l’entrée indiqués sur la convocation.
Un VTC réservé peut assurer un déplacement ordinaire vers un rendez-vous programmé si le véhicule et le service conviennent au besoin annoncé. Il ne remplace ni la régulation médicale, ni une ambulance, ni un VSL ou un taxi conventionné prescrit. Cette distinction évite deux erreurs : demander à un chauffeur d’évaluer un état de santé et promettre un remboursement qui ne correspond pas au mode de transport utilisé.
Commencer par la convocation, pas par la carte
Relevez sur la convocation ou dans le message du service :
- le nom exact du site hospitalier ;
- le bâtiment, le hall ou l’entrée ;
- le service et, si elle est fournie, l’indication d’étage ;
- l’heure de convocation, distincte d’une éventuelle heure d’examen ;
- le numéro du secrétariat à appeler en cas de doute ou de retard.
Le plan officiel du site François-Mitterrand doit servir de contrôle, mais il ne remplace pas une consigne récente du service. N’inventez pas une entrée à partir du nom d’une spécialité : vérifiez la convocation et, si nécessaire, appelez le service avant le départ.
Dans le message au chauffeur, transmettez le lieu opérationnel, par exemple « site François-Mitterrand, entrée 9, hall A », plutôt qu’une capture complète de la convocation. Le chauffeur n’a pas besoin du diagnostic, du nom du médecin, du traitement ou des résultats. La CNIL rappelle que des informations relatives à une maladie, un handicap ou un traitement peuvent constituer des données de santé et que la collecte doit rester limitée à ce qui est nécessaire.
Distinguer quatre situations avant de réserver
| Situation | Réponse à organiser | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Rendez-vous programmé, déplacement autonome | VTC réservé, proche ou transport en commun possible | Adresse, horaire, autonomie et bagages |
| Besoin fonctionnel particulier | Véhicule et aide effectivement proposés par le prestataire | Fauteuil, dimensions, transfert, marche et accompagnant |
| Transport prescrit | Mode indiqué sur la prescription et transporteur conventionné lorsque requis | Prescription, accord éventuel et conventionnement |
| Urgence ou aggravation soudaine | Appeler le 15 ou le 112 pour une réponse adaptée | Ne pas improviser une course commerciale |
En cas de malaise, détresse, aggravation brutale ou doute sur l’urgence, appelez le 15 ou le 112. Le SAMU détermine la réponse adaptée et peut organiser le transport nécessaire. Un chauffeur VTC ne réalise pas cette régulation et ne doit pas être présenté comme un substitut aux secours.
Ne pas confondre destination hospitalière et transport remboursable
Le fait que la destination soit un hôpital ne rend pas automatiquement la course remboursable. L’Assurance Maladie conditionne la prise en charge à des situations précises, à une prescription établie dans les conditions requises et, parfois, à un accord préalable. Pour un transport assis professionnalisé, les modes cités sont le VSL et le taxi conventionné. L’Assurance Maladie indique aussi qu’un taxi non conventionné n’est pas remboursé.
Avant de réserver, posez trois questions séparées :
- un professionnel de santé a-t-il prescrit un mode de transport ?
- une prise en charge ou un accord préalable est-il nécessaire ?
- le transporteur choisi est-il conventionné pour ce trajet ?
Ne demandez pas à un VTC ordinaire d’endosser le rôle d’un taxi conventionné ou d’un transport sanitaire. Si le passager choisit tout de même un VTC commercial pour un trajet programmé, le prix, les conditions et le justificatif relèvent de cette réservation ; aucune promesse de remboursement ne doit être faite sans confirmation de la caisse.
Décrire le besoin fonctionnel sans raconter le dossier médical
« Personne à mobilité réduite » ne décrit pas à lui seul le véhicule nécessaire. Pour confirmer la compatibilité, indiquez seulement les faits utiles :
- nombre de voyageurs, accompagnant compris ;
- fauteuil pliable ou non pliable ;
- dimensions et poids du fauteuil lorsque le coffre ou l’arrimage sont concernés ;
- possibilité ou non de quitter le fauteuil pour s’asseoir dans le véhicule ;
- déambulateur, canne, oxygène portable ou autre matériel à transporter ;
- besoin d’un siège plutôt haut, d’une ouverture large ou de davantage de temps ;
- aide fournie par l’accompagnant et limites de cette aide.
Demandez une confirmation explicite du modèle ou de la capacité réellement affectée. « Grand coffre » n’est pas une mesure. Un fauteuil non pliable utilisé pendant le trajet appelle un véhicule spécialement adapté, un dispositif d’accès et un arrimage approprié ; il ne faut pas présumer qu’un VTC standard convient. L’Assurance Maladie publie d’ailleurs un cahier des charges spécifique pour le transport conventionné des patients utilisant leur fauteuil roulant.
Une aide à l’embarquement ne doit pas devenir un portage improvisé. Le passager ou son accompagnant indique ce qui est sûr ; le prestataire confirme ce qu’il sait et accepte de faire. Si une assistance physique qualifiée est nécessaire, elle doit être organisée comme telle avant le départ.
Préparer l’accompagnant comme un voyageur à part entière
L’accompagnant compte dans le nombre de places. Clarifiez s’il voyage à l’aller, au retour ou sur les deux trajets, s’il emporte du matériel et qui communique avec le chauffeur. Son rôle peut être de guider, de rassurer, de pousser un fauteuil ou de gérer les formalités, mais il ne faut pas lui attribuer automatiquement une fonction médicale.
Une règle simple évite les malentendus :
- le passager décide des informations qu’il souhaite partager ;
- l’accompagnant confirme les gestes et matériels qu’il prend en charge ;
- le chauffeur confirme le véhicule, la dépose et le service inclus ;
- le service hospitalier confirme l’entrée et les consignes de rendez-vous.
Ne publiez pas dans un groupe de chauffeurs une convocation, un nom de patient ou un motif de consultation. Si une course doit être réaffectée, partagez les données logistiques minimales et utilisez un canal contrôlé.
Chien guide ou d’assistance : anticiper sans supplément
Signalez sa présence pour préparer l’espace, mais ne le traitez pas comme un animal de compagnie optionnel. L’article 88 de la loi du 30 juillet 1987 autorise l’accès aux transports des chiens guides ou d’assistance accompagnant les personnes visées par le texte et interdit une facturation supplémentaire liée à leur présence. Le message de réservation peut préciser « chien guide ou d’assistance » afin d’éviter une confusion au départ.
Choisir une dépose autorisée et vérifiable
Le plan du CHU distingue les entrées, les accès d’urgence et les cheminements. La dépose doit combiner proximité et légalité : pas d’arrêt qui bloque une voie de secours, une rampe, un passage piéton ou un accès réservé. Le chauffeur suit la signalisation présente le jour même. Une indication reçue plusieurs jours auparavant peut être modifiée par des travaux ou une restriction temporaire.
Préparez deux points :
- point principal : entrée ou hall confirmé par le service ;
- point de repli : emplacement autorisé et identifiable si le premier est momentanément inaccessible.
Le passager et le chauffeur doivent pouvoir nommer le point, pas seulement partager une épingle. Une photo de bâtiment ancienne ou une géolocalisation imprécise ne remplace pas le numéro d’entrée.
Calculer une marge à rebours
Partez de l’heure de convocation, puis soustrayez :
- le temps demandé pour l’accueil ou l’admission ;
- le chemin entre la dépose et le service ;
- le temps d’embarquement et de débarquement ;
- une marge pour la circulation et la recherche de l’entrée ;
- le trajet routier estimé au moment pertinent.
N’utilisez pas une durée routière unique comme une promesse. Le temps varie selon l’origine, l’horaire, la circulation et les accès du jour. Pour une arrivée depuis la gare, reprenez les principes du guide Gare de Dijon-Ville : organiser la prise en charge. Pour un départ très matinal, vérifiez aussi les points de contrôle de la réservation VTC tôt le matin à Dijon.
Conserver un plan B réellement accessible
Le site est desservi par la station T1 « CHU – Hôpitaux » ; Divia publie la station parmi les arrêts accessibles et indique aussi les correspondances locales. Cette solution peut constituer un plan B pour certaines personnes, mais l’accessibilité théorique du réseau ne suffit pas à décider à leur place. Vérifiez l’itinéraire complet, les perturbations, la distance jusqu’au bon bâtiment et la capacité réelle du voyageur ce jour-là.
DiviAccès est un service distinct soumis à des conditions d’admission et à une réservation. Il ne faut pas le présenter comme disponible immédiatement pour tout voyageur. Consultez les modalités officielles avant d’en faire une solution de secours.
Séparer dépose, attente et retour
Trois prestations différentes peuvent être envisagées :
- aller simple : la course se termine à la dépose ;
- mise à disposition : le chauffeur attend selon une durée et un prix convenus ;
- retour réservé : une nouvelle prise en charge est fixée ou confirmée selon une règle écrite.
Une consultation n’a pas toujours une heure de fin fiable. Évitez la promesse « je serai devant dès que vous sortez » sans mécanisme. Définissez plutôt une séquence : le passager ou l’accompagnant prévient lorsqu’il est prêt, le chauffeur confirme son délai, puis les deux confirment le point de reprise. Pour cadrer une attente payante, consultez aussi la mise à disposition d’un chauffeur à Dijon.
Si l’état du passager change après le rendez-vous, ne transposez pas automatiquement le plan de retour. Demandez au service hospitalier ou au professionnel compétent quel mode de sortie est approprié ; en urgence, appelez le 15 ou le 112.
Message de réservation minimal
Bonjour, demande de trajet programmé le [date]. Départ : [adresse et point précis]. Destination : CHU Dijon-Bourgogne, site [nom], bâtiment/hall [nom], entrée [numéro]. Heure de convocation : [heure], arrivée souhaitée : [heure]. Voyageurs : [nombre], dont [accompagnant]. Matériel : [fauteuil pliable avec dimensions / déambulateur / aucun]. La personne [peut / ne peut pas] quitter son fauteuil pour le trajet. Merci de confirmer le véhicule, la capacité du coffre, l’aide incluse, le prix, le point de dépose et la règle de retour. Contact opérationnel : [prénom et téléphone].
Ce message ne mentionne ni diagnostic ni spécialité si ces données ne sont pas nécessaires à la localisation. Pour une méthode plus générale, utilisez la checklist Voyageur à mobilité réduite : préparer une demande précise.
Contrôle la veille
- site, bâtiment, hall et entrée relus sur la convocation ;
- consigne récente du service vérifiée en cas d’ambiguïté ;
- heure d’arrivée construite à rebours ;
- nombre de voyageurs et rôle de l’accompagnant confirmés ;
- matériel décrit avec dimensions utiles ;
- transfert vers le siège ou maintien dans le fauteuil clarifié ;
- véhicule et aide incluse confirmés par écrit ;
- chien guide ou d’assistance signalé sans supplément ;
- prix et conditions d’attente connus ;
- transport prescrit traité via le bon mode et le bon transporteur ;
- point de dépose principal et point de repli nommés ;
- retour séparé de l’aller ;
- numéros 15 et 112 réservés aux situations d’urgence ;
- aucun document médical complet envoyé au chauffeur.
Sources officielles
- CHU Dijon-Bourgogne : plan 2025 du site François-Mitterrand
- CHU Dijon-Bourgogne : livret d’accueil des patients 2025
- DiviaMobilités : station CHU – Hôpitaux et correspondances
- DiviaMobilités : accessibilité du réseau Bus&Tram
- DiviaMobilités : conditions et réservation DiviAccès
- Assurance Maladie : prescription et modes de transport
- Assurance Maladie : conditions de remboursement des frais de transport
- Assurance Maladie : cahier des charges du transport en fauteuil roulant
- Légifrance : accès des chiens guides ou d’assistance aux transports
- Service-Public : numéros d’urgence 15 et 112
- CNIL : définition d’une donnée de santé
- CNIL : minimiser les données collectées
Sources consultées le 6 septembre 2026. Vérifiez la convocation, les accès affichés le jour du déplacement, les conditions du prestataire et, pour une prise en charge médicale, la prescription et les règles de l’Assurance Maladie. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.
